Réforme de l’école => de la controverse et de l’optimisme

Réforme de l'école

Réforme de l’école

 

Au fil des années, bon nombre de ministres de l’Education nationale se sont succédés et ont été sur le devant de la scène.

 

Chacun d’entre eux a voulu marqué de son emprunte la réforme de l’école.

 

D’initiatives avortées par des grèves, aux lois promulguées, ces ministres ont eu la louable ambition d’améliorer le système éducatif français enclin à une perdition de performance depuis plusieurs années.

 

A nouveau président, nouveau ministre de l’Education nationale, M.PEILLON dont la charge est d’honorer les engagements de François Hollande :


  • n°36 « Je créerai en cinq ans 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation »,
  • n°37 « Je ferai en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle »
  • n°38 « Dans l’affectation des nouveaux personnels, ma priorité ira aux écoles maternelles et primaires ».

La rentrée de 2013 s’annonce d’ores et déjà avec des changements.

 

Fin des devoirs à la maison : ouf !!!!!!

 

Combien de parents se sont disputés avec leurs enfants à propos des devoirs ?

Combien d’enfants se retrouvent seuls le soir pour comprendre les consignes des exercices ou réciter des leçons ?

Combien de parents se retrouvent dépourvus d’explications faces aux problèmes de maths ou règles de grammaire ?

 

Cette mesure permettra à chacun de nos « chérubins » d’effectuer son travail au même titre que son petit collègue de classe et les instituteurs seront seuls juges de leur performance ou difficultés.

 

Parents et enfants rentreront ainsi au domicile plus serein, avec la possibilité du relâchement intellectuel. Bien que je doute que certains parents, soucieux de façonner des enfants érudits, ne soient pas tentés de prolonger les devoirs à la maison !!!

 

Ce qui reste à éclaircir dans cette idée réside dans les conditions de mise en place de ce temps de devoirs. Seront-ils entre 20 et 30 élèves ensemble à faire leurs devoirs ?

Un seul instituteur pourra-t-il répondre aux questions ou difficultés de chacun, faire réciter la poésie du lendemain…

Mais Jean-Marc Ayrault a retenu le principe « plus de maitres que de classes ».

 

 

La semaine des 4.5 jours

 

L’étude menée par plus de 600 acteurs de l’enseignement a privilégié cette piste qui sera effective dès la rentrée 2013.

 

Ce temps de présence supplémentaire à l’école est prévu le mercredi matin. Toutefois, les élus auront libre choix de le fixer le samedi matin. Une ½ journée en plus mais « un allègement de la journée » des écoliers et mise en place d’un « temps éducatif complémentaire » basée sur plus de pratique culturelle et sportive.

 

Il est indéniable que le savoir passe par toutes sortes de connaissances qu’elles soient intellectuelles, culturelles ou autres mais ce qui m’interpelle est le risque d’inégalités sur les moyens financiers des établissements scolaires.

 

Force est de constater qu’il existe une inéquation de budget alloué par les communes à leurs écoles et un problème de situation géographique que l’on soit en milieu urbain ou rural.

 

La majorité des instituteurs a déjà des difficultés à trouver des moyens pour exercer leur métier. Dans la plupart des communes les équipements scolaires et éducatifs sont fournis par la mairie. En ces moments de restriction budgétaire, vont-elles avoir la capacité de subvenir à ces nouveaux besoins ou l’Etat va-t-il prendre en charge ces frais supplémentaires ?

Quel parent n’a pas eu à fournir les matières premières pour les activités manuelles : farine pour la pâte à sel ou des pâtes pour nos beaux colliers de fête des mères !!!!!!!

 

Les écoliers scolarisés en ville auront davantage d’opportunités et de facilités de pratiquer de la natation ou de visiter des musées et théâtres plutôt que dans les communes éloignées de ces centres d’activités.

Cette réforme a donc dû prévoir que ces « instants ludiques » soient accessibles à tous dans le souci de ne pas créer de nouvelles inégalités.

 

Ce changement de rythme scolaire va en réjouir certains et en déconcerter d’autres ; on ne peut pas plaire à tout le monde, mais il engendrera sûrement des bouleversements dans l’organisation de la vie familiale, le planning des activités extra scolaires et perturbera la structure logistique des associations socio-culturelles et sportives.

 

Fini les notes, place à l’évaluation colorée.

 

Un bien, un mal ? Ce système de notes « couleur » ou de « lettres » est déjà en application dans des classes du primaire.

Le « zéro » a fait couler beaucoup de larmes et fait crier bon nombre de parents. Epargner nos « petits » de cette sanction pendant quelques années semble être une solution profitable pour les protéger du sarcasme des autres élèves ou de la désinvolture des plus forts.

Toutefois, il faudra peut-être les mettre en garde sur le système de notation une fois passé les portes du collège afin qu’ils ne soient pas déçus sur leur capacité.

 

L’école avant 3 ans

 

Il est prévu qu’elle soit réservée aux familles résidents en zone de difficulté  pour « prévenir au plus vite les premiers retards » et « atténuer les inégalités ». Initiative prometteuse et honorable pour ces enfants, mais qu’advient-il des autres petits ayant besoin de ce soutien et ne vivant pas dans ces zones ?

 

Redoublements à éviter

 

Certains redoublements sont bénéfiques à l’enfant, d’autres ne font qu’aggraver les résultats scolaires et de fait, assombrir le mental des élèves. Chaque parent verra l’intérêt de son enfant.

 

Création des ESPE : Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education

 

Cette mesure concerne la formation des enseignants.  Le chef de l’Etat a confirmé le « rétablissement de la formation initiale » avec la mise en place des ESPE en 2013 qui remplaceront les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) et l’objectif de créer environ 10 000 postes par an sur le quinquennat ainsi que 6 000 « emplois d’avenir professeur » par an entre 2013 et 2015.



 

 

Il va sans dire que cette réforme de l’école est honorable et considérable pour les générations futures afin de venir à bout de ces inégalités qui demeurent un problème persistant dans notre société. La tâche n’est pas simple pour nos dirigeants. L’Etat a le devoir d’offrir une école égalitaire à tout individu, quelques soient ses origines sociales ou culturelles.

 

Le droit à l’enseignement est une cause essentielle à une population car nos descendants créeront l’avenir et deviendront les acteurs de changements sociétaux dans le monde. Malheureusement, il est encore des pays où des milliers d’enfants n’ont pas droit à ce privilège, ne serait-ce que de toucher un crayon. Alors ayons en mémoire que nous avons la « chance » que des personnes se préoccupent de nos enfants même si leurs décisions peuvent en amener certains à la critique.

 

 

5 réponses à Réforme de l’école => de la controverse et de l’optimisme

  • roux albane dit :

    le mardi soir c’est sacré petit apéro(le mardi c’est permis) plateau télé avec les loulous on profite en FAMILLE ! no stress le mecredi matin ! activité sportive l’apres midi ! sois disant ils vont alléger le programme de la semaine pour des activités autres mais dans les petites ecoles de village eloignées de tout que vont -ils proposer musée sport sorties… NON appars courrir dans la cour d’ecole je ne vois pas ce que l’on va proposer aux eleves a moins que l’etat rallonge le budget ah mais non il n’ya plus de tunes ….. alors moi je dis contre contre et CONTRE cette reforme !!!!!!!!!!!!!!

  • Gamien dit :

    Pour ce qui est des devoirs, je demande à voir ce qu’il sera proposé. Si c’est pour faire comme dans les collèges, des salles de permanences avec 100 élèves pour un surveillant qui est comme son nom l’indique seulement là pour surveiller je n’y vois aucun intérêts. De plus, il faudra toujours apprendre par cœur certaines choses comme la poésie, les table de multiplications, la grammaire, l’anglais… Que fera l’enseignant dans ces cas? Alors je suis d’accord avec les devoirs à l’école comme les exercices de mathématiques, physique, français… mais l’apprentissage se fera toujours à la maison.

    La semaine de 4,5 jours peut être une bonne chose pour alléger le planning des élèves de plus si les devoirs sont réalisés à l’école. Après il est vrai que les budgets ne seront pas les mêmes pour chaque commune et que certains élèves seront favorisés par les activités qui seront proposés dans les agglomérations. Mais n’est ce pas déjà le cas? Un élève d’une « grande » ville a plus d’outil à disposition pour s’éduquer mais cela est il un gage de réussite?

  • Sandrine dit :

    Vivre dans une grande ville avec tout un pannel d’activites, n’est certes pas un gage de reussite comme le dit Gamien, et heureusement.
    Dans un tel cas, le clivage serait d’autant plus flagrant et discriminatoire entre « urbains » et « ruraux ». Toutefois ces facilites d’accessibilite peuvent faire naitre des passions qui changeront peut etre l’avenir de certains enfants et leur donneront envie de mieux travailler pour arriver a leur but. A contrario, combien d’enfants des « grandes villes » ne revent pas d’evoluer dans une ecole a taille humaine entourree de verdure !

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